Neuf ou occasion ?
Il y a sûrement des affaires à faire car bien des radios dorment, inutilisées, dans le fond
d'une armoire, mais il y a aussi le risque d'acquérir un matériel douteux dont le
propriétaire veut se débarrasser. Il ne faut donc acheter du matériel d'occasion qu'après
une vérification sérieuse et éventuellement une révision.
Gaz à droite ou à gauche ?
Sans hésitation, Gaz a droite !
L’UTILISATION DE LA RADIO
Les ensembles de bas de gamme, et même, pour tirer les prix, des ensembles de haut de gamme, sont vendus avec des boîtiers porte piles: ce mode d'alimentation est à proscrire totalement.
En effet, c'est une source de mauvais contacts se traduisant par des pannes radio et la destruction du modèle. Même si la différence de prix est sensible, il est impératif de n'utiliser que des blocs d'accus soudés, tant à l'émission qu'à la réception. Certains clubs interdisent de vol (à juste titre…) les appareils équipés de piles.
Ces accus se présentent sous forme d'un bloc réunissant des accus rechargeables d'une tension de 1,2 Volt. En général, il y en a 4 à la réception (4,8 Volt) et 6 à 8 à l'émission (7,2V à 9,6 V). La sortie se raccorde à un câblage comportant un interrupteur et la prise à brancher sur le récepteur, ainsi qu'une prise servant à la charge.
Le chargeur
Il permet généralement de recharger à la fois l'émetteur et le récepteur. Le plus souvent, le constructeur recommande 10 à 15 heures de charge. En principe, un émetteur chargé devrait pouvoir fonctionner deux ou trois heures. Un indicateur permet de voir le niveau de la batterie, mais il n'est pas toujours fiable. Du côté de la réception, c'est beaucoup plus critique car il n'y a pas d'indication. Le moyen le plus simple est de faire attention au temps de vol effectué. Le temps d'utilisation disponible peut se mesurer à l'atelier en faisant fonctionner la radio dans les conditions d'utilisation normale jusqu'à la perte de réception. Des voltmètres embarqués sont en vente dans les magasins de modèles réduits. Le taux de décharge naturel des accus, nécessite une recharge systématique après Quelques jours, que vous ayez utilisé ou non votre radio.
En pratique, quel que soit l'état des accus, le plus simple est de mettre l'ensemble émission/réception en charge la veille au soir pour voler le lendemain. Avec des accus bien chargés, on doit pouvoir faire 5 ou 6 vols de dix minutes, ce qui
représente déjà un après-midi bien occupé, mais il vaut mieux être prudent et ne pas tenter un "dernier" vol qui risquerait d'être en effet le dernier…
Il y a sûrement des affaires à faire car bien des radios dorment, inutilisées, dans le fond d'une armoire, mais il y a aussi le risque d'acquérir un matériel douteux dont le propriétaire veut se débarrasser. Il ne faut donc acheter du matériel d'occasion qu'après une vérification sérieuse et éventuellement une révision.
L'utilisation d'une radio
Les radios actuelles sont livrées toutes câblées, prêtes à l'emploi; une nuit de charge et on peut commencer à l'utiliser. Quelques conseils d'emploi:
- sauf si recommandé par le fabricant, il ne faut jamais retirer les prises du récepteur en tirant sur les fils: les soulever avec une petite pince plate,
- tout ce matériel est coûteux et fragile: le manipuler avec soin, sans jamais rien forcer, - l'installation dans un modèle doit être faite avec beaucoup de soin,
-la poussière sera enlevée avec un pinceau, les tâches de gras avec un chiffon ou un papier absorbant imbibé d'alcool à brûler. Ne pas utiliser de solvant, il dissoudrait le plastique,
- pour le récepteur, ne jamais tirer sur l'antenne. Il sera bon de la bloquer avant la sortie par le trou du fuselage (par un morceau de "blenderme", ou en la passant dans un bouton),
Les contrôles lors d'utilisations
Il faut des matériels spéciaux pour vérifier la puissance d'un émetteur et voir s'il est bien réglé, de même pour la sensibilité d'un récepteur. Heureusement, on a la possibilité de vérifier les performances de l'ensemble par un contrôle de portée. Il serait très fastidieux de faire un contrôle complet, car il faudrait s'éloigner de plusieurs centaines de mètres, par contre, il est facile de faire un contrôle en laissant l'antenne non déployée. Pour cela, le modèle est posé sur un support, une chaise, ou une table. On ne sort qu'un brin de l'antenne, et après avoir vérifié que la fréquence est libre on allume l'émetteur puis le
récepteur. On s'éloigne alors d'environ 50 m et on vérifie que cela fonctionne. Il est totalement inutile d'essayer toutes les voies séparément, de près ou de loin, si une voie fonctionne, les autres fonctionnent aussi (sauf panne du servo correspondant). On pose alors l'émetteur par terre, en mettant la main sur l'antenne: si ça continue à fonctionner c'est parfait, l'ensemble marche très bien.
Si ça marche à 50 m, mais que ça s'arrête en posant l'émetteur, ce n'est pas totalement satisfaisant: on peut voler, mais il faut surveiller les réactions du modèle et se poser immédiatement en cas de signe de perte de commande. Si ça ne fonctionne pas à 50 m, ou si ça ne fonctionne que pour certaines orientations de l'émetteur, il ne faut pas voler car on aura sûrement des pertes de commande en vol. Un tel contrôle n'a qu'un caractère comparatif il faut le faire régulièrement et bien se souvenir des conditions de l'essai et des résultats.
Portée
Cela amène la question classique: à quelle distance porte une radio? Cela va dépendre évidemment des réglages, de l'installation …etc mais on peut dire qu'un ensemble bien réglé (qui satisfait au contrôle de portée si dessus) va porter très loin, au-delà de la portée visuelle, c'est-à-dire que le modèle ne sera plus qu'un point dans le ciel, et la radio fonctionnera encore. Cette portée est réduite à basse altitude au ras du sol et si l'on pointe l'antenne de l'émetteur vers le modèle.
Pannes
Comme pour tout matériel électronique, s'il fonctionne au début, il fonctionne pendant des années. Les pannes "radio" sont très rares, ce sont plutôt des pannes mécaniques, des mauvais contacts dans l'interrupteur ou dans les prises (saleté, humidité, oxydation) et surtout des pannes d'alimentation du côté de la réception. Bien des "brouillages" sont en fait des accus à plat ou en court-circuit, des mauvais contacts ou la détérioration des fils d'alimentation. A la suite d'un long usage, surtout sur un avion avec un gros moteur vibrant beaucoup, il arrive qu'un servo se mette à vibrer : c'est une détérioration du potentiomètre d'asservissement dont la piste est usée.
Il arrive souvent qu'à la suite d'un choc, une dent des engrenages se casse et dans certaines conditions le servo tourne à vide. Cela se produit le plus souvent, non en vol, mais en rangeant un modèle; on cogne une gouverne et cela se répercute sur le servo. Si en vol, on constate des ordres intempestifs, il y a beaucoup plus de chance que ce soit dû à une détérioration de la radio plutôt qu'à du brouillage: il faudra faire des essais de portée, et si, en effet, cela est insuffisant, il faudra envoyer la radio en révision.