Quelques vérités fondamentales Quand on est débutant, il faut, avant de décoller, s’imprégner de quelques vérités fondamentales connues de tous les « pros » si on ne veut pas avoir à les découvrir à ses dépends au pire moment. Les commandes répondent à l’envers Ca, c’est le syndrome du débutant ! Quand on est derrière le modèle, tout va bien. Quand il revient, les commandes paraissent inversées et on n’y comprend plus rien. C’est une chose dont on ne se rend plus compte lorsqu’on est habitué. L’entraînement sur simulateur doit impérativement en premier lieu vous permettre de commander dans le bon sens de façon réflexe. Se tromper s’appelle « une inversion ». Vous ne devez plus faire d’inversion quand vous passez du simulateur au modèle réel, ça doit être devenu totalement inconscient. Le modèle devient minuscule incroyablement vite Il suffit de quelques secondes pour qu’un modèle se soit éloigné au point qu’on a du mal à estimer précisément son orientation. En fait, la vue doit être entraînée sur simulateur autant que les doigts. Un débutant a du mal à bien estimer l’attitude de son modèle lorsqu’il est loin. Au simulateur il est bon de s’entraîner à la limite de vision du modèle pour habituer l’oeil, ce sera utile avec le vrai modèle ! Aussi, il est utile de s’entraîner à enchaîner les virages sans traîner, afin de devenir capable d’empêcher le modèle de s’éloigner. Au simulateur on s’entraînera aussi à voler avec du vent et des turbulences pour corser le jeu. Le terrain est beaucoup trop petit, les arbres et la ligne moyenne tension, beaucoup trop proches Un aéromodèle évolue typiquement à environ 60 km/h (voir article « Domaine de vol des modèles réduits »). Il lui faut donc un espace considérable. Comme les débutants sous-évaluent en général grossièrement l’espace nécessaire, le modèle finit donc souvent dans un arbre, une ligne à moyenne tension, et en tout cas hors du terrain. L’avion devient instable dès qu’on touche aux commandes Ce phénomène est difficile à vérifier au début parce qu’un débutant touche en permanence aux manches pour essayer de rattraper la situation. S’il cessait de toucher aux commandes il s’apercevrait que le modèle vole subitement beaucoup mieux (du moins sur simulateur, car dans la réalité il faut d’abord avoir réglé correctement les neutres des commandes). J’ai personnellement réussi mon premier bon et long vol le jour où j’ai oublié de recharger la batterie de réception… Le vent modifie de façon surprenante le comportement du modèle Sur simulateur on règle assez couramment le vent sur zéro. Dans la réalité, il est beaucoup plus difficile d’arrêter le vent, toujours trop fort quand on débute. Il faut donc impérativement en tenir compte et anticiper ses effets néfastes : face au vent le modèle se traîne, mais dos au vent il va très vite. Il faut donc voler du coté d’où vient le vent de façon à ce que le modèle s’éloigne doucement et revienne vite. Surtout pas le contraire, car on ne tarderait pas à perdre le modèle des yeux. Quand on fait demi-tour face au vent le modèle se déstabilise et chute. L’aéromodèle subit une portance proportionnelle au carré de sa vitesse dans la masse d’air, mais son inertie a tendance à maintenir la vitesse constante par rapport au sol. Aussi, face au vent la vitesse/sol est faible alors que la vitesse/air est supérieure. Si on fait demi-tour rapidement, la vitesse/sol va se maintenir et la vitesse/air va donc chuter. Il faut par conséquent faire demi-tour doucement face au vent afin que l’aéromodèle ait le temps de reconstruire une vitesse/air suffisante. L’avion ne décolle pas dos au vent. Il faut toujours décoller face au vent pour ajouter la vitesse du vent à celle du modèle, faute de quoi on ne décollera pas. D’ailleurs, certains modèles assez chargés sont difficiles à décoller sans vent. L’avion est très difficile à atterrir dos au vent. Il est absolument essentiel d’atterrir face au vent ! Plus le vent est fort, plus la pente de descente doit elle-même être forte. Les pilotes bien dégrossis peuvent aussi décoller et atterrir vent de travers. Le modèle et l’hélice sont d’une fragilité invraisemblable Les hélices tournent très vite, et tout contact avec le sol ou un autre obstacle tant qu’elles tournent peuvent leur être fatal (seuls les doigts et de façon générale la chair sont plus fragiles que les hélices…). Un modèle vole aussi relativement vite et n’est fait que pour des atterrissages en douceur. Il ne faut pas trop croire les fabricants qui vantent la robustesse de leur modèle ; il vaut mieux s’entraîner intensément sur simulateur et épargner les atterrissages durs à ses modèles… à moins d’aimer la colle.
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